Prospecter les PME industrielles

Prospecter les PME industrielles : des rendez-vous avec celui qui décide, pas avec l’accueil

ERP, GPAO, GMAO, supervision, cybersécurité industrielle, automatisme : c’est la cible où l’appel se gagne ou se perd dans les quinze premières secondes, face à un standard dont le métier est de vous éconduire. Après quoi il faut savoir parler à un responsable de production, pas à un acheteur.

Cette page s'adresse aux entreprises qui vendent aux PME industrielles, pas aux PME industrielles eux-mêmes.

Qui lit cette page

Vous vendez aux PME industrielles. Moi, je les appelle.

Je ne vends rien aux PME industrielles. J'appelle pour le compte des entreprises qui, elles, ont quelque chose à leur vendre.

Mes clients sur ce marché

ESN et intégrateur ERP, GPAO ou MES

Éditeur de logiciel de maintenance, de supervision ou de traçabilité

Société de cybersécurité qui adresse les environnements industriels

Bureau d’études en automatisme, robotique ou efficacité énergétique

Cabinet de conseil en performance industrielle et organisme de formation…

environ 10 %

de la valeur ajoutée française produite par l’industrie manufacturière

INSEE

moins de 6 000

entreprises de taille intermédiaire en France, toutes activités confondues

INSEE

NIS 2

la directive qui étend les obligations de cybersécurité à des entreprises de taille moyenne jusque-là hors périmètre

Directive (UE) 2022/2555

Au téléphone

Ce qu'ils répondent, et ce que ça cache

« On a déjà un prestataire. »

C’est normal, et ce n’est pas une objection : c’est une information.

« On n’a pas de budget cette année. »

Souvent vrai, et parfaitement exploitable si on ne cherche pas à le contourner.

« Envoyez un dossier, on vous rappellera si ça nous intéresse. »

C’est un refus poli, et personne ne rappelle jamais.

« On est une petite structure, la cybersécurité ce n’est pas pour nous. »

Je ne réponds pas par la peur, ça ne marche pas dans l’industrie.

« Notre process est trop spécifique pour un logiciel du marché. »

C’est vrai une fois sur deux, et le dire fait gagner de la crédibilité.

L'ouverture qui passe

« Bonjour, je cherche le responsable de production. C’est bien monsieur Lassalle ? »

→ On ne demande jamais « le responsable informatique » ou « la personne qui s’occupe de… » : au standard, une fonction se filtre, un nom se transfère. Le nom se trouve avant l’appel, pas pendant.

« Alexis. Je ne vous appelle pas pour un rendez-vous commercial, je vous appelle pour une question technique. Votre ordonnancement, il tourne sur quoi aujourd’hui ? »

« Si la réponse est “un tableur et un tableau blanc”, on a cinq minutes utiles à passer ensemble. Si vous avez un ERP en place et qu’il vous convient, dites-le-moi franchement, je ne vais pas vous faire perdre votre temps. »

→ Cette dernière phrase n’est pas une politesse. Elle est ce qui distingue votre appel des huit précédents, et elle fait parler.

Le marché

Ce qu'il faut savoir avant d'appeler

Le standard se franchit avec un nom, jamais avec une astuce

Ce qui passe, et ce qui ne passe pas

« Bonjour, je voudrais parler à la personne qui s’occupe de l’informatique. »

→ Refusé. C’est une fonction, pas une personne : le standard renvoie vers un formulaire ou une adresse générique.

« Bonjour, monsieur Lassalle, s’il vous plaît. »

→ Passe la plupart du temps. Un nom prononcé sans hésitation est traité comme une relation existante.

« C’est de la part de qui ? » Réponse : « Alexis, de la part de personne, il ne me connaît pas. J’appelle au sujet de leur GPAO. »

→ La franchise passe mieux que l’esquive. Prétendre être attendu se retourne au premier contrôle, et vous grille l’entreprise entière.

Parler production, pas logiciel

Un responsable de production ne s’intéresse pas à votre solution : il s’intéresse à ses en-cours, à ses retards de livraison, à ses arrêts machine et à ce que son directeur lui demande chaque lundi matin. Un appel qui commence par une fonctionnalité est un appel perdu. Un appel qui commence par une contrainte de son quotidien tient trois minutes de plus, et trois minutes suffisent.

  • L’ordonnancement tenu sur tableur, avec une personne qui le maintient à la main : le signal d’achat le plus fréquent et le plus facile à faire dire.
  • La double saisie entre l’atelier et la comptabilité, qui coûte un temps que personne ne mesure.
  • Les questionnaires de sécurité envoyés par les donneurs d’ordre, que l’on remplit chaque année dans la douleur.
  • Un plan de recrutement en automatisme ou en méthodes : l’entreprise investit, donc elle arbitre.
  • Un parc machine ancien avec des postes de supervision sous un système d’exploitation qui n’est plus maintenu.

Le calendrier de l’industrie

PériodeÉtat de la cibleCe qu’on y fait
Janvier, marsBudgets votés, projets lancés, arbitrages faits.La meilleure fenêtre pour un projet déjà budgété. Trop tard pour en créer un.
Avril, juinProduction pleine, disponibilité correcte.Découverte et qualification. C’est là qu’on prépare les budgets de l’année suivante.
Juillet, aoûtCongés, arrêts techniques, effectif réduit.On n’appelle pas. On enrichit les listes et on rappelle les contacts de juin.
Septembre, novembreConstruction budgétaire pour l’exercice suivant.La fenêtre la plus rentable de l’année : c’est le moment où une ligne peut encore être créée.

Ce que je fais à votre place

Je viens de la tech : dix ans de prestation technique, dont cinq en cybersécurité chez Orange Cyberdéfense. Sur cette cible, ce n’est pas un argument de présentation, c’est ce qui permet de tenir une conversation quand un responsable de production pose une question précise à la troisième minute. Je reconstitue l’organigramme avant d’appeler, je passe le standard par un nom, et je documente dans le CRM les dates de renouvellement de contrat et les cycles budgétaires, qui sont, sur cette verticale, la vraie matière première d’une campagne.

Honnêtement

Quand ça ne marche pas

  • L’industrie est la verticale où le téléphone produit le moins de résultats immédiats et le plus de valeur différée, ce qui la rend impossible à évaluer sur une seule journée d’appels.
  • Le cycle de décision d’un ERP ou d’un projet d’automatisation se compte en trimestres, parfois en années, avec trois à cinq personnes impliquées et un arbitrage budgétaire annuel. Si vous mesurez une campagne au nombre de signatures dans le mois, ne prospectez pas cette cible par téléphone. Deux autres cas d’arrêt.
  • En dessous d’une vingtaine de salariés, il n’y a ni responsable méthodes, ni informatique, ni ligne budgétaire : il n’y a que le dirigeant, et l’appel ressemble alors à de la prospection d’artisan, pas d’industriel.
  • Et si votre offre n’a aucune preuve technique à opposer, pas de référence sectorielle, personne capable de répondre à une question sur un protocole ou une norme, le premier appel se termine mal : dans l’industrie, l’approximation technique se paie comptant, et elle ferme la porte pour longtemps.
  • Enfin, le mois d’août et les deux dernières semaines de décembre sont vides : les usines sont à l’arrêt ou en effectif réduit.

L'offre

Comment je m'y prends

Les conditions

  • SalesOn Engine : prospection multicanale, email, LinkedIn et téléphone. Vous n'achetez ni du temps ni un volume d'appels : trois rendez-vous honorés et seize points de qualification sont garantis chaque mois. Engagement de trois mois puis préavis d'un mois, setup de 400 € HT, sourcing compris.
  • SalesOn Engine : chaque rendez-vous honoré vaut 2, 4 ou 6 points selon sa qualification. Le taux d'atteinte retient le plus faible des deux, rendez-vous sur trois ou points sur seize ; sous l'objectif, la mensualité est remboursée selon une courbe dégressive, en entier pour un mois sans rendez-vous.
  • SalesOn Engine : un mois sous l'objectif se rattrape avec les points obtenus au-delà de l'objectif les mois suivants ; le solde est arrêté à la fin du contrat et réglé sous trente jours.
  • SalesOn Engine, option Performance : l'objectif du mois atteint, 200, 300 ou 400 € HT par rendez-vous supplémentaire de 2, 4 ou 6 points. Sans l'option, les points en plus sont reportés sur le mois suivant.
  • SalesOn Days et Days Performance : sourcing des numéros facturé en supplément, 100 € HT les 200 numéros de mobile, 60 € HT les 100.
  • Les leads générés vous appartiennent, pendant et après la prestation.
  • Aucun engagement au-delà de ce qui est souscrit.
  • Rendez-vous honoré : effectivement tenu, avec un prospect conforme à la cible convenue par écrit.

Voir le détail de l'offre

Questions

Ce qu'on me demande

Faut-il viser le dirigeant ou le responsable de production ?

Le responsable de production, presque toujours, pour un premier appel. Le dirigeant d’une PME industrielle tranche des décisions qu’on lui apporte, il ne cherche pas de solution lui-même ; l’appeler à froid mène soit à un renvoi vers son responsable, soit à un refus définitif. Le chemin qui fonctionne est l’inverse : convaincre le technique, qui portera le sujet en interne avec un vocabulaire que vous n’avez pas.

Comment obtenir le nom d’un responsable avant d’appeler ?

Les offres d’emploi de l’entreprise sont la source la plus sous-utilisée : elles nomment souvent le responsable du service qui recrute et décrivent l’organisation réelle. Viennent ensuite LinkedIn pour l’organigramme, les mentions légales, les communiqués et les salons professionnels dont les listes d’exposants sont publiques. Sans nom, l’appel au standard est perdu d’avance : ce travail préalable n’est pas optionnel.

Le téléphone est-il adapté à un cycle de vente d’un an ?

Oui, à condition de changer ce qu’on lui demande. Sur un cycle long, une journée d’appels ne produit pas des signatures : elle produit des noms, des dates de renouvellement, des cycles budgétaires et quelques rendez-vous techniques. Ce sont ces informations qui rendent la campagne suivante rentable. Une campagne industrielle évaluée sur le seul nombre de rendez-vous du premier mois sera jugée mauvaise à tort.

Un questionnaire de sécurité de donneur d’ordre, c’est vraiment un angle d’entrée ?

C’est l’un des meilleurs, parce qu’il transforme un sujet abstrait en tâche pénible et datée. La directive NIS 2 étend les obligations à des entreprises jusque-là hors périmètre, et celles-ci répercutent naturellement leurs exigences sur leurs fournisseurs. Un responsable qui a dû remplir trois questionnaires dans l’année n’a pas besoin d’être convaincu que le sujet existe : il a besoin qu’on le lui enlève des mains.

Votre marché, au téléphone

Décrivez le marché que vous visez. Je vous dis à quelles conditions il se prospecte au téléphone.