Prospection téléphonique à Dijon : un ancien bastion pharmaceutique

Prospecter par téléphone à Dijon, c’est parler à l’héritière d’une place pharmaceutique, à l’agroalimentaire bourguignon et aux directions régionales d’une préfecture de région.

Visio de 30 minutes avec Alexis. Réponse sous un jour ouvré.

Une préfecture de région qui fabrique du soin

Dijon est la préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté, dont le conseil régional siège à Besançon. Cette fonction administrative donne à la ville un socle de directions régionales, de banques, d’assurances et de services. Mais le trait le plus singulier du marché dijonnais est industriel : la ville a été l’une des places pharmaceutiques françaises, autour des laboratoires Fournier, fondés en 1880 et démantelés au début des années 2000. Leurs activités ont survécu sous d’autres noms, et elles ont laissé derrière elles des compétences de fabrication et de contrôle qualité que peu de villes moyennes possèdent.

La filière santé, du pansement à l’injecteur sans aiguille

Urgo, né à Dijon, y garde son siège et son centre de recherche, avec des sites à Chenôve, Chevigny-Saint-Sauveur et Gevrey-Chambertin. Autour gravitent des façonniers pharmaceutiques comme Delpharm, Recipharm, Fareva ou CordenPharma, l’injecteur sans aiguille de Crossject, les prothèses de Proteor, l’imagerie du Centre Georges-François Leclerc. Le biocluster Santenov Dijon Bourgogne recense cent soixante-dix entreprises et neuf mille emplois dans le médicament et les dispositifs médicaux, dont les trois quarts dans la métropole. En janvier 2026 ont commencé, sur le campus hospitalo-universitaire, les travaux de SULLY Santenov, le bâtiment qui doit réunir écoles d’ingénieurs, plateformes techniques et jeunes sociétés de la filière.

Toute cette filière travaille sous assurance qualité pharmaceutique. Un façonnier qui fabrique pour un laboratoire tiers vit d’audits client et d’inspections, et ne prend au sérieux un fournisseur informatique que s’il sait ce qu’est un système validé et ce que coûte une déviation.

Les autres marchés dijonnais

  • L’agroalimentaire et la recherche agronomique. Le pôle de compétitivité Vitagora, l’Institut Agro Dijon, le centre INRAE et la pépinière AgrOnov à Bretenière forment un pôle du goût et de l’agroécologie, autour de la moutarde, du pain d’épices, de la crème de cassis, des céréales et des produits laitiers. Les industriels y sont de taille moyenne, souvent familiaux, et achètent traçabilité, qualité et gestion de production.
  • Le négoce du vin, à Beaune et sur la Côte. Entre Dijon et Beaune, la Côte de Nuits et la Côte de Beaune alignent domaines et maisons de négoce, et l’interprofession, le Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne, siège à Beaune. Les grandes maisons ont une direction administrative et financière et vendent à l’export ; les domaines n’en ont pas et se joignent sur le mobile de l’exploitant.
  • Le tertiaire régional. Le parc Valmy au nord, le quartier de la gare et les zones de l’est, Quetigny et Saint-Apollinaire, accueillent directions régionales de banques et d’assurances, cabinets d’expertise comptable et sièges de PME régionales. C’est le segment le plus classique de la ville, et le plus démarché.

Les pôles

Santenov Dijon Bourgogne
Le biocluster de la filière santé dijonnaise, qui aura son siège dans le bâtiment SULLY Santenov, sur le campus hospitalo-universitaire. Il recense cent soixante-dix entreprises du médicament et des dispositifs médicaux : la meilleure base de départ pour qui vend à la pharmacie ou aux technologies médicales de Bourgogne.
Vitagora
Le pôle de compétitivité de l’agroalimentaire, du goût et de la nutrition, installé à Dijon et labellisé par l’État jusqu’en 2026. Ses adhérents sont des industriels de la transformation, des coopératives et des fournisseurs d’ingrédients, une cible qui achète de la qualité, de la traçabilité et du logiciel de production.
AgrOnov
Le centre d’innovation en agroécologie de Bretenière, au sud de Dijon, avec sa pépinière, ses serres, ses laboratoires et ses parcelles d’essai. Il héberge de jeunes sociétés de matériel, de capteurs et de logiciels agricoles qui vendent aux coopératives et aux exploitants, et qui manquent de rendez-vous qualifiés.
DECA-BFC
L’incubateur régional de la recherche, créé à Dijon en 2017 à l’initiative de huit établissements. Il suit pendant dix-huit à vingt-quatre mois des projets issus des laboratoires : des sociétés très techniques, qui sortent de l’incubation avec un produit et sans méthode commerciale.
environ 420 000
habitants dans l’aire d’attraction de DijonSource : INSEE, zonage en aires d’attraction des villes 2020, population 2023
170
entreprises du médicament et des dispositifs médicaux autour de Dijon, pour 9 000 emplois, dont 75 % dans la métropoleSource : Santenov Dijon Bourgogne, données 2025
plus de 9 000 m²
pour SULLY Santenov, le bâtiment de la filière santé dont les travaux ont commencé en janvier 2026Source : Dijon métropole et Santenov, dossier de presse du 30 janvier 2026

Les entreprises que je vise à Dijon

Chaque entreprise vient avec son SIREN.

Les ESN et éditeurs qui servent les façonniers pharmaceutiques
Le mot qui ouvre la conversation est « validation ». L’interlocuteur est un responsable informatique de site, un responsable assurance qualité ou un directeur de site, qui décide pour son périmètre pendant que les contrats-cadres se négocient au siège du groupe, souvent hors de Bourgogne. Une accroche qui part d’un audit client ou d’une inspection obtient une conversation.
Les agences et éditeurs qui visent l’agroalimentaire bourguignon
Moutardiers, biscuitiers, liquoristes, fromagers, meuniers : des PME familiales qui exportent, qui subissent les exigences de la grande distribution et qui ont rarement une direction marketing. Le décideur est le dirigeant ou le directeur industriel, et le sujet d’accroche est un problème qu’il connaît déjà, un rappel de produit, un cahier des charges client, un salon à l’étranger.
Les infogérants qui visent le négoce du vin et le tertiaire régional
Les maisons de négoce de Beaune ont des systèmes de gestion anciens, des clients dans le monde entier et une équipe informatique réduite à une ou deux personnes. Les cabinets et PME du parc Valmy ont le même profil, sans l’export. Dans les deux cas, l’interlocuteur est le directeur administratif et financier, et l’argument porte sur la continuité de l’activité.

Prospecter Dijon à distance

J’appelle depuis Mont-de-Marsan, dans les Landes. Le téléphone ne demande pas d’être sur place : 200 numéros appelés un par un, c’est du temps au bureau, et le trajet n’y ajouterait rien.

Ce qui compte, c’est de connaître le tissu de Dijon avant le premier appel, et de poser chaque rendez-vous dans votre agenda, sur vos créneaux, avec la note de l’échange.

Enregistré, transcrit, rangé dans un CRM à votre nom.

Questions fréquentes

Les façonniers pharmaceutiques dijonnais se joignent-ils au téléphone ?

Oui, à condition de viser le site plutôt que le groupe. Le responsable informatique, le responsable assurance qualité ou le directeur de site décident pour leur périmètre ; les contrats-cadres se négocient au siège, souvent hors de la région. Sur ces cibles, la préparation porte autant sur le vocabulaire réglementaire que sur le fichier.

Faut-il étendre le fichier à Besançon et à la Franche-Comté ?

Selon la cible, oui. Besançon, à une heure de route, apporte les microtechniques et l’horlogerie, avec le Pôle des microtechniques ; le nord de la Franche-Comté apporte l’automobile autour de Sochaux. Ce sont d’autres acheteurs que ceux de Dijon : ils partent dans le même volume si l’offre leur parle à tous, dans des volumes séparés dès que l’accroche change.

Quand appeler les maisons de négoce de Beaune ?

En dehors des vendanges et de la semaine de la vente des Hospices, en novembre. Le reste de l’année, les maisons se joignent aux heures de bureau, avec un standard et une direction administrative ; les domaines se joignent sur le mobile de l’exploitant, tôt le matin ou en fin de journée.

Le tertiaire dijonnais vaut-il une campagne ?

Oui, à condition de le découper par métier. Les directions régionales de banques et d’assurances dépendent souvent d’arbitrages nationaux ; les cabinets d’expertise comptable, les cabinets d’avocats et les sièges de PME régionales décident sur place, avec un associé ou un dirigeant joignable. C’est ce second groupe qui produit des rendez-vous.

Trente minutes pour savoir si Dijon décroche pour vous.

Vous me dites ce que vous vendez et à qui. Je vous dis si le téléphone tient sur votre marché, et avec quelle formule. Si on tombe d’accord, le devis part le jour même.

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