Prospection téléphonique à Saint-Étienne : une ville d’ateliers

Prospecter par téléphone à Saint-Étienne, c’est appeler des mécaniciens, des usineurs et des traiteurs de surface : des PME familiales et joignables, que la proximité de Lyon fait oublier.

Visio de 30 minutes avec Alexis. Réponse sous un jour ouvré.

Les ateliers restés après la grande industrie

Saint-Étienne a perdu ses mines et une partie de sa grande industrie au vingtième siècle, mais elle a gardé ce qui vivait autour : un tissu de PME de mécanique, de métallurgie, de traitement de surface et de transformation des métaux, dans la ville et dans les vallées du Gier et de l’Ondaine. Ces entreprises de vingt à trois cents personnes sont souvent familiales, dirigées par un actionnaire présent dans l’atelier. Elles vendent à l’automobile, à l’aéronautique, au médical et à l’énergie, et figurent rarement dans les fichiers des prestataires lyonnais, installés pourtant à une heure de route.

La plaine du Forez et ses sièges

Au nord, Andrézieux-Bouthéon et la plaine du Forez accueillent des groupes nés dans la Loire qui y ont gardé leur siège : SNF, leader mondial des polymères hydrosolubles, et HEF, spécialiste des traitements de surface. Dans la vallée du Gier, à L’Horme, Haulotte conçoit ses nacelles élévatrices ; à Saint-Étienne même, le groupe Casino a son siège historique. Ces sièges structurent une sous-traitance locale, et leurs fonctions support, informatique, achats, qualité, comptent parmi les rares directions de taille groupe du département.

Les autres marchés stéphanois

  • L’optique et le laser. Le laboratoire Hubert Curien, commun à l’université Jean-Monnet, au CNRS et à l’Institut d’Optique, et la plateforme Manutech-USD, avec ses lasers femtosecondes, ont fait de Saint-Étienne un lieu de référence pour le traitement des surfaces par laser. Les sociétés qui en sortent vendent à l’industrie des produits pointus, avec des équipes commerciales minuscules.
  • Le design et les industries créatives. La Cité du design, ouverte en 2009 sur le site de l’ancienne Manufacture d’armes, la Biennale internationale design et l’entrée de la ville au réseau des villes créatives de l’UNESCO en 2010 ont fixé à Saint-Étienne des agences de design, des studios et des éditeurs de mobilier. Le quartier Manufacture-Plaine Achille réunit aujourd’hui écoles, bureaux et jeunes sociétés.
  • Le textile médical. Héritières de la passementerie et du ruban stéphanois, des entreprises d’orthèses, de bas de compression et de textiles techniques travaillent dans l’agglomération et vendent aux pharmacies, aux hôpitaux et aux distributeurs de matériel médical, avec les contraintes réglementaires des dispositifs médicaux.

Les pôles

CIMES
Le pôle de compétitivité de la mécanique, issu en 2019 de la fusion de ViaMéca, née à Saint-Étienne, et de Mont-Blanc Industries. Il comptait deux cent vingt membres fin 2023, dont une quarantaine dans la Loire : la liste de départ pour les mécaniciens, les usineurs et les intégrateurs du département.
Mécaloire
Le cluster des industriels de la métallurgie et de la mécanique de la Loire, soutenu par Saint-Étienne Métropole, avec environ soixante-dix adhérents. Il donne accès aux dirigeants de PME du département, ceux qui décident seuls de leurs investissements.
Cité du design
L’établissement installé sur le site de l’ancienne Manufacture d’armes, qui organise la Biennale internationale design. Autour de lui, des agences, des studios et des éditeurs : une cible pour qui vend des outils de création, et un vivier de prestataires qui cherchent eux-mêmes des clients industriels.
Laboratoire Hubert Curien et Manutech-USD
Environ deux cent quarante personnes en optique, photonique, informatique et image, et une plateforme de lasers femtosecondes ouverte aux industriels. Le laboratoire ne se prospecte pas ; les sociétés qui travaillent avec lui ou qui en sont issues forment le noyau de la filière laser stéphanoise.
environ 500 000
habitants dans l’aire d’attraction de Saint-Étienne, qui déborde sur la Haute-LoireSource : INSEE, zonage en aires d’attraction des villes 2020, population 2023
220
membres du pôle de compétitivité CIMES fin 2023, dont 41 dans la LoireSource : Saint-Étienne Métropole, délibération de soutien au pôle CIMES
2010
entrée de Saint-Étienne au réseau des villes créatives de l’UNESCO, au titre du designSource : UNESCO, réseau des villes créatives

Les entreprises que je vise à Saint-Étienne

Chaque entreprise vient avec son SIREN.

Les infogérants et sociétés de cybersécurité qui visent les PME mécaniques
Dans une PME de cent personnes, l’informatique repose souvent sur un prestataire local et sur le directeur administratif et financier. Les donneurs d’ordre de l’automobile exigent de plus en plus d’évaluations de sécurité, à commencer par le référentiel TISAX pour ceux qui livrent les constructeurs allemands. Le décideur est le dirigeant, et la conversation s’ouvre sur l’exigence client qu’il vient de recevoir.
Les éditeurs de logiciels de chiffrage, de production et de qualité
Un usineur stéphanois chiffre des dizaines de devis par semaine, suit ses lots pour ses clients aéronautiques et médicaux, et le fait encore souvent avec un logiciel de production vieillissant. L’interlocuteur est le dirigeant ou le responsable méthodes, joignable tôt, avant de descendre dans l’atelier.
Les agences web et de communication qui visent l’industrie
Les PME de la Loire ont du mal à recruter des techniciens, des usineurs et des soudeurs, et leur site date souvent de dix ans. Le sujet qui ouvre la porte est le recrutement : une page carrière, une présence locale, une vidéo d’atelier. Au téléphone, la conversation part souvent d’un poste qui ne trouve pas de candidat.

Prospecter Saint-Étienne à distance

J’appelle depuis Mont-de-Marsan, dans les Landes. Le téléphone ne demande pas d’être sur place : 200 numéros appelés un par un, c’est du temps au bureau, et le trajet n’y ajouterait rien.

Ce qui compte, c’est de connaître le tissu de Saint-Étienne avant le premier appel, et de poser chaque rendez-vous dans votre agenda, sur vos créneaux, avec la note de l’échange.

Enregistré, transcrit, rangé dans un CRM à votre nom.

Questions fréquentes

Faut-il un fichier séparé de celui de Lyon ?

Oui, dès que la cible est industrielle. Les PME mécaniques de la Loire n’achètent ni au même rythme ni avec le même vocabulaire que le tertiaire lyonnais, et un discours commun ne convainc personne. Deux volumes distincts, chacun avec son accroche, donnent des conversations plus longues des deux côtés.

Les PME mécaniques de la Loire décrochent-elles ?

Oui, surtout tôt le matin. Le dirigeant est souvent au bureau tôt, avant de descendre dans l’atelier, et le standard d’une PME de cinquante personnes passe l’appel quand le sujet est concret : une certification exigée par un client, une machine arrêtée, un recrutement qui traîne.

Jusqu’où va un fichier stéphanois ?

Au département de la Loire au minimum. La plaine du Forez, les vallées du Gier et de l’Ondaine, Roanne au nord pour le textile et la mécanique, et souvent le nord de la Haute-Loire, dont une partie appartient à l’aire d’attraction de Saint-Étienne. La commune seule ne contient qu’une fraction des ateliers.

Les sièges d’Andrézieux-Bouthéon se prospectent-ils ?

Pour leurs besoins locaux, oui ; pour leurs contrats groupe, rarement. Un groupe industriel arbitre ses outils structurants au siège, par appel d’offres, avec une direction informatique qui reçoit beaucoup de sollicitations. Leurs sous-traitants et leurs fournisseurs de la plaine du Forez se joignent beaucoup plus facilement, et c’est souvent par eux qu’une référence se construit.

Trente minutes pour savoir si Saint-Étienne décroche pour vous.

Vous me dites ce que vous vendez et à qui. Je vous dis si le téléphone tient sur votre marché, et avec quelle formule. Si on tombe d’accord, le devis part le jour même.

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